Ce soir, j'ai regardé l'entretien de Mélenchon à l'émission "Cuntrastu" sur FR3 Corse (disponible ici). Et bien, pour une fois, j'ai beaucoup apprécié. Ce n'était pas parfait, loin de là. Il n'a toujours pas perdu l'habitude de répéter des choses matériellement fausses (par exemple, l'idée saugrenue que l'article L410-1 du code pénal permet la confiscation des entreprises), mais il commence à parler raisonnablement d'économie. Et surtout, il a été clair et précis sur une question capitale, celle de la question et des langues régionales.
Et pour une fois, il n'a pas cédé aux réflexes gauchistes. Oui à la langue et aux identités, pour autant que cela ne met pas en cause l'unité et l'indivisibilité de la République et du peuple français. Oui, la loi doit être la même pour tous (même s'il admet la possibilité d'aménager la loi en fonction des spécificités, ce qui semble un peu contradictoire). L'enseignement de la langue ? Oui, mais à condition que la langue n'apporte aucun droit, ce qui revient à rejeter la co-oficialité. Ca va faire grincer un certain nombre de dents gauchistes...
Ayant ici beaucoup exercé mon droit de blâmer Mélenchon, mon éloge n'en sera que plus flatteur...
Descartes
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